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Ouverture de la 27e édition du Festival international de jardins

2026-06-20

Grand-Métis (Québec) Canada, 20 juin 2026 – Le Festival international de jardins vous convient à l’ouverture de sa 27e édition, Cartographier le sensible, le samedi 20 juin. Le Festival se poursuivra ensuite jusqu’au 4 octobre.

À l’occasion de sa 27e édition, le Festival international de jardins a invité créateur·trices de tous horizons à concevoir un jardin en adoptant une approche sensible, fondamentalement inclusive et relationnelle. Parmi les 204 propositions, en provenance de 29 pays, déposées lors l’appel de candidatures, 5 ont été retenues.

La Thématique

Dans la foulée du cycle thématique triennal amorcé l’an dernier, Cartographier le sensible poursuit la réflexion sur notre rapport à l’espace et, plus largement, au monde. Alors que Frontières focalisait sur les enjeux d’organisation et de représentation de l’espace géographique, soulevant d’emblée des préoccupations d’ordre géopolitique, le thème de cette 27e édition propose un tournant affectif.

Il puise son inspiration dans la cartographie sensible qui, bien plus qu’une simple alternative à la cartographie classique, se distingue par sa considération des dimensions subjective et immatérielle d’un lieu. La carte sensible trace ainsi les représentations partagées d’un espace décrit, vécu et ressenti. Elle considère l’expérience réelle qu’ont les usager·ères d’un espace donné et le rapport affectif qu’iels tissent avec lui en tenant compte de facteurs culturels, phénoménologiques, expérientiels, cognitifs et contextuels.
 

Les nouveaux jardins et les concepteurs

Again, a Garden
Hugh Taylor | Manitoba, Canada + États-Unis


Des arbres tombés sont recueillis dans la forêt entourant les jardins, coupés à des longueurs précises, puis superposés entre des plaques d’aluminium afin de créer une enceinte. Dans ce nouveau jardin clos, ils forment une structure à la fois physique et symbolique qui accueille les visiteur·euses et le vivant végétal.


En son centre, des troncs évidés sont aménagés en espaces de plantation dédiés aux espèces pollinisatrices indigènes ; d’autres se prêtent à l’assise — lieux de pause, de repos et de réflexion.

Ici, textures et sensations de vies passées, présentes et futures s’entremêlent. L’installation invite à reconfigurer et à réaccorder nos sensibilités aux flux et aux forces de la vie, dans le jardin et ses environs — un système complet, sans commencement ni fin. 

À l’atteinte de la fin de vie utile du pavillon, les plaques d’aluminium seront recyclées, et les rondins, transformés en bois de chauffage ou en paillis, ou simplement retournés à la forêt — pour se décomposer, nourrir les sols et poursuivre le cycle de la vie.


Bio Hugh Taylor est un architecte originaire de Winnipeg, au Manitoba. Il est titulaire d’un diplôme en design de l’environnement de l’Université du Manitoba ainsi que d’une maîtrise en architecture, obtenue avec distinction, de l’Université Harvard. Avant de se joindre à la firme AW-ARCH, basée à Cambridge (Massachusetts), il aura notamment travaillé dans les cabinets de 5458796 Architecture, à Winnipeg, et d’Herzog & De Meuron, en Suisse. Dans sa pratique indépendante, il allie précision architecturale et formes naturelles, favorisant une approche sensible et diligente à l’écoute des contextes naturel, urbain et culturel.
 

Frame
Ulli Heckmann | Allemagne + Pays-Bas



Presque tout ce que nous voyons ou ressentons dépend de notre point de vue. Les espaces et les matériaux peuvent altérer notre perception : ils peuvent nous distraire ou, au contraire, favoriser notre concentration. Ils nous invitent à nous attarder et à nous détendre, ou nous placent dans une situation d’inconfort. Certains objets — un banc — instaurent une relation de partage ; d’autres — un trône — consacrent la distinction.

Création architecturale inscrite dans le paysage, Frame nous incite à questionner nos expériences spatiale et perceptive — soit la manière dont nous nous percevons nous-mêmes, puis notre environnement, dans une situation donnée.  En nous invitant à découvrir ce qui n’est pas immédiatement visible, Frame encourage l’expérimentation de l’espace architectural ainsi qu’une prise de conscience du corps et de l’environnement.

C’est un lieu à partager et un lieu où se retirer ; un lieu pour discuter et où profiter d’un moment à soi ; un lieu pour contempler le paysage ou simplement sentir le soleil réchauffer notre visage.

Bio  Ulli Heckmann est un architecte allemand établi à Rotterdam, aux Pays-Bas. Il a étudié l’architecture à Bordeaux et à Darmstadt, où il a obtenu son diplôme en 2006. Après avoir travaillé plusieurs années en Allemagne et en France, il a fondé son propre studio d’architecture et de design à Paris en 2013. L’un de ses premiers projets a été une installation réalisée pour le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire. En 2020, il a transféré sa pratique aux Pays-Bas. Aujourd’hui, il mène divers projets d’architecture et de design à travers l’Europe, allant du mobilier et de l’aménagement intérieur aux projets résidentiels et aux installations architecturales.
 

Mentho-artemision
Etienne Lapleau | France




Les conditions du milieu influencent l’aspect et la composition chimique des plantes. A leur tour, les caractéristiques des plantes influencent notre perception des paysages. 

Avec son feuillage fin et gris, l’armoise (artemisia) rappelle les endroits secs où elle prospère (la steppe à armoises). La menthe, quant à elle, rappelle les lieux humides qu’elle signe de son parfum. 

A la manière d’une carte sensible, Mentho-artemision condense sur une surface réduite des variations de couleurs et de parfums habituellement perçues à l’échelle du paysage. Une microtopographie, formée de crêtes et de sillons, crée des variations d’humidité et de drainage. Les plantes s’y répartissent graduellement du sec à l’humide, composant un paysage marbré déployant plusieurs dimensions sensorielles – une palette évoluant du gris argenté au vert ; un spectre olfactif allant d’effluves amers à des parfums mentholés. 

Bio Etienne Lapleau est paysagiste-concepteur et jardinier. Son travail s’inscrit dans une culture du jardinier botaniste et emprunte aux concepts de jardin sauvage [wild garden] et de jardin naturaliste. Il collabore avec différentes équipes sur des projets de création et de restauration de parcs et jardins en apportant ses compétences en conception des plantations. Ses créations, inspirées des sciences botaniques et de l’observation des milieux naturels, interrogent notre relation aux plantes à travers l’expérience du jardin.
 

Tainai-Meguri
Measured Architecture Inc. + Tamotsu Tongu, Kumpei Wakino | Colombie-Britannique, Canada



Chaque jour, nous naviguons dans l’espace numérique sans le remettre en question. Nous nous géolocalisons à l’aide de nos téléphones intelligents et agissons comme si l’écran constituait la réalité elle-même. Pourtant, notre perception du monde — et jusqu’à notre sentiment d’exister — est façonnée par une dépendance à des données invisibles et immatérielles.

Tainai-Meguri imagine cet espace numérique caché comme une grotte rendue tangible par une vaste tonnelle de saules. Un portail discret, encadré par une végétation dense, invite les visiteur·euses à s’engager dans un parcours aux formes mouvantes menant à un bassin central en forme de magatama (amulette japonaise ancestrale). Une grille divise le bassin, inscrivant l’unique seuil entre le monde extérieur et une mer intérieure. Des gouttes d’eau tombent de la coupole, dessinant des ondes à la surface du bassin, tandis qu’un puits de lumière orienté vers le nord révèle l’étoile Polaire au-dessus. Dans cette rencontre silencieuse entre la nature, l’eau et la lumière, s’esquisse un retour à l’origine — un parcours méditatif où les mondes intérieur et extérieur se dissolvent. Les visiteur·euses reprennent le parcours sinueux, et en émergent, revitalisé·es et transformé·es, comme au début d’une nouvelle vie.

Bio Ce projet regroupe trois concepteurs britanno-colombiens de renom : l’architecte Clinton Cuddington (Measured Architecture Inc.), qui agit d’ailleurs à titre de chef d’équipe; l’architecte paysagiste Tamotsu Tongu (Toko Garden Design); et le paysagiste Kumpei Wakino (Kunon Landscape & Design).

Tongu et Wakino incarnent deux générations de paysagistes ayant apporté les savoir-faire japonais au Canada. Leurs jardins incarnent la quintessence de la tradition paysagiste japonaise adaptée au climat et au contexte de la côte ouest canadienne. Détenteur d’une vaste expérience dans la conception et la mise en valeur de bâtiments primés, Cuddington était tout désigné pour réunir et guider cette équipe multidisciplinaire.

 

Worm’s Eye
Ellen Harris | États-Unis



Worm’s Eye se veut une réponse à la crise de l’eau et de l’énergie engendrée par l’essor de la construction liée à l’intelligence artificielle. Le projet s’inspire du camouflage de l’usine d’avions Lockheed Martin à Burbank, en Californie, durant la Seconde Guerre mondiale : un faux « toit », conçu pour imiter le paysage californien, avait alors été construit au-dessus du site pour le soustraire à l’observation aérienne. Worm’s Eye en renverse les termes : une structure de camouflage évoquant une installation industrielle — un centre de données et son infrastructure énergétique — dissimule cette fois une parcelle de terre au regard omniprésent du capitalisme extractif.

Alors qu’iels passent de l’extérieur à l’intérieur du jardin, les visiteur·euses font l’expérience d’un changement d’échelle et de perspective, d’une perception synoptique « vue d’en haut » à un point de vue immergé, à hauteur de sol. Ainsi, iels appréhendent la structure — qui sert également à la collecte des eaux pluviales — en surplomb, voyant d'abord le dessus de sa toiture basse, à la manière d'un drone survolant un centre de données. Ensuite, iels empruntent une pente douce pour accéder au jardin camouflé, où fleurs sauvages et plantes indigènes se trouvent à hauteur de regard, leur permettant d'acquérir une autre forme de connaissance du lieu : intime, locale et par nature partielle.

Bio  Native du Luxembourg, l’architecte américaine Ellen Harris vit et travaille à Chicago. Elle détient un baccalauréat en architecture de l’Université Clemson et une maîtrise de l’École d’architecture de l’Université Princeton. Son mémoire a porté sur l’impact qu’auront eu les politiques fédérales américaines, au 20e siècle, sur les communautés rurales et, plus particulièrement, sur l’infrastructure de l’éducation en zone rurale. Harris travaille actuellement à Chicago au sein du bureau Skidmore, Owings et Merrill.

Identité visuelle 


L’identité visuelle de l’actuel cycle thématique (2025-27) a été confiée au studio de design graphique indépendant bureau60a (QC, Canada). Les thèmes Frontières, puis Cartographier le sensible, se sont révélés particulièrement riches pour Simon Guibord et Rachel Monnier. D’une part, la référence aux sciences cartographiques, et plus particulièrement au langage graphique du cartographe, s’est imposée. De l’autre, une approche biocentrique a été privilégiée — le règne végétal s’est notamment vu évoqué par le pollen, ses processus de dispersion et de déposition. Porteuse de sens, poétique et militante, la proposition graphique du bureau60a transcende les barrières territoriales et temporelles.

Week-end d’ouverture

Samedi le 20 juin, de 11 h à 14 h
Visite des nouveaux jardins avec les concepteurs

Visiteurs et visiteuses pourront découvrir les nouveaux jardins et installations en compagnie des concepteurs, des conceptrices et du directeur du Festival, Alexander Reford. L’accès à ces activités est inclus dans le droit d’entrée aux Jardins de Métis (sans frais pour les membres des Amis des Jardins de Métis).


Dimanche le 21 juin, de 13 h 30 à 14 h 30
Pergola – Festival international de jardins
Découverte d’auteur·trices autochtones

Vous êtes invité·es à plonger dans les mots de personnes issues de communautés des Premières nations, Métis et Inuit. Des livres seront mis à votre disposition à la pergola sur le site du Festival international des Jardins. L’autrice et médiatrice culturelle Noémie Pomerleau-Cloutier vous accueillera et fera une courte lecture des extraits d’œuvres littéraires autochtones choisies.

En collaboration avec la Bibliothèque Jean-Louis-Desrosiers de Mont-Joli.

Activité annulée en cas de pluie.


Dimanche le 21 juin, 15 h
Grand Hall
Thé littéraire présenté par le CLAC

Valérie Ivy Hamelin et Alexia Vinci, dans le cadre de la Journée nationale des peuples autochtones

Laissez-vous porter par la rencontre vibrante entre le chant traditionnel de Valérie Ivy Hamelin et les mots percutants du spoken word d’Alexia Vinci. Nées du territoire, leurs voix s’entrelacent pour évoquer l’identité, la mémoire, les racines et la terre. Une belle invitation à célébrer toute la richesse et la sensibilité des peuples autochtones.

Informations et billetterie
Réservation obligatoire / Le billet du Thé littéraire ($) inclut un service de thé glacé et donne accès aux Jardins de Métis à partir de 14 h.

https://lepointdevente.com/clac 
 

Lundi le 22 juin, 13 h 30 à 15 h
Table Ronde avec l’architecte paysagiste Martin Arfalk de Mandaworks (Stockholm, Suède) et l’architecte Marie-France Stendal (Stockholm et Québec)
Regenerative landscapes / Paysages régénératifs et Allemansrätten 
Lancement du projet ECHO du Festival international de jardins pour offrir des jardins contemporains aux communautés
Modérateur Alexander Reford, directeur Festival international de jardins
Note : la présentation de Martin Arfalk sera en anglais
 

Programmation estivale 
Durant la saison estivale, quelques ateliers et activités de médiation permettront aux différents publics du Festival international de jardins d’approfondir les réflexions initiées par la thématique.
 

Plus d'informations sur les activités et événements


INVITATION MÉDIA

Les concepteurs et conceptrices des projets seront présents à Grand-Métis du lundi 15 au samedi 20 juin. Vous êtes invités à venir les rencontrer pour des entrevues le jeudi 18 juin. Contactez-nous afin de prendre rendez-vous alexander@festivaljardins.ca.
 

À propos du Festival international de jardins

Le Festival international de jardins est le plus important festival de jardins contemporains en Amérique du Nord. Depuis sa création en 2000, plus de 180 jardins ont été présentés in situ à Grand-Métis et dans des lieux extra-muros au Canada et à l’étranger. Le Festival se déroule sur un site adjacent aux jardins historiques, permettant d’établir un dialogue entre l’histoire et la modernité, entre la conservation, la tradition et l’innovation. L’événement propose chaque année une vingtaine de créations réalisées par quelque 70 architectes, architectes paysagistes et concepteurs de diverses disciplines. Depuis 2019, le Festival assure également le fonctionnement de la Maison d’Ariane et de son programme de résidences. Le Festival est présenté grâce au soutien financier du Conseil des arts du Canada, de Patrimoine canadien, du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Zeller Family Foundation ainsi qu’avec l’appui de donateur·trices et ami·es du Festival.
 

Plus d'informations sur la nouvelle édition du Festival


À propos des Jardins de Métis

Lieu historique national du Canada et site patrimonial du Québec, les Jardins de Métis constituent un arrêt incontournable pour touste celleux qui visitent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Espace culturel et paysage emblématique, ils offrent aux visiteurs et visiteuses des expériences de connexion à la nature à la fois apaisantes et innovantes. Situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis, les Jardins ont été conçus par l’horticultrice aventurière Elsie Reford de 1926 à 1958. Reconnus parmi les jardins nord-américains les plus réputés et comptant parmi les 150 grands jardins du monde, ils amorcent en 2026 le cycle de célébration de leur 100e anniversaire. Plus de 60 000 personnes ont foulé le sol des Jardins de Métis en 2025. Hydro-Québec est partenaire des Jardins de Métis depuis 1999.

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Relations avec les médias et informations

Alexander Reford
Directeur
Festival international de jardins
alexander@festivaljardins.ca